« Vos diplômes, s’il vous plaît ! », les gendarmes des brigades nautiques multiplient les contrôles des clubs de plongée sous-marine

Publié le06/07/2026 à 06h10
La plongée en bouteille est considérée comme l’une des activités nautiques les plus accidentogènes, en Méditerranée. L’Hérault et ses sites agathois font partie des secteurs les plus surveillés par les brigades maritimes. Exemple au Cap d’Agde.
Avant même que le pic de fréquentation estivale soit atteint, les gendarmes de la brigade nautique de Marseillan, dans l’Hérault, ont lancé leur campagne des contrôles en mer : comme chaque année, une quinzaine de clubs de plongée sous-marine du département vont être inspectés.
Les premiers contrôles de la saison
La première journée de contrôle s’est déroulée le mardi 30 juin 2026, au large du Cap d’Agde, sur un bateau qui rentrait tout juste d’une sortie plongée. Matériel, sécurité, équipements de secours, autorisation administrative, pendant près d’une demi-heure, tout a été épluché, même et surtout les diplômes des moniteurs de plongée.
« Souvent, on a des accidents parce que les prérogatives ou les diplômes ne sont pas respectés. Donc, les gens ne sont pas formés à la sécurité sous l’eau avec les plongeurs » explique une adjudante de la brigade de gendarmerie nautique de Marseillan.
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La plongée sous haute surveillance
Depuis 2024, cette pratique de loisirs fortement accidentogène fait l’objet d’une sensibilisation soutenue envers les usagers et d’un accompagnement des professionnels, avec l’appui de la Fédération française des sports sous-marins (FFESSM).
Ces mesures de prévention renforcées se poursuivent cette année. La présence des militaires des brigades nautiques en mer est souvent bien perçue, même par les professionnels qui se font contrôler.
Moi, je suis totalement pour ! On voit tellement des choses parfois en mer qui peuvent être très dangereuses, il y a vraiment besoin de tous ces contrôles pour éviter que tout le monde fasse tout et n’importe quoi.
Xavier Dassenoy, gérant d’une école de plongée à Agde.
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Une pratique à risque surtout en solo
En Occitanie, la côte agathoise constitue le deuxième site de plongée, après le littoral catalan. Cette activité sous-marine qui compte 12.000 licenciés dans la région se développe doucement et se pratique surtout en été.
Selon la DDTM de l’Hérault, le nombre de plongeurs débutants se multiplie : « l’inexpérience, l’impréparation, l’inconscience et les comportements irresponsables sont souvent les premières causes d’intervention. »
Sur la façade méditerranéenne l’été dernier, il y a eu dix décès liés à la chasse sous-marine et neuf décès de plongeurs dans le cadre de pratique autonome.
Frantz Macqueron, administrateur des affaires maritimes à la DDTM de l’Hérault
Néanmoins, et c’est une bonne nouvelle pour les professionnels comme les amateurs de plongée sous-marine dans l’Hérault, aucun de ces décès n’est survenu dans le département.
Au total, au cours de la saison 2025, le nombre d’opérations coordonnées par le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée (CRO55 MED) a augmenté, tout comme le nombre de personnes impliquées.
L’an dernier, il y a eu environ 4.500 opérations, dont 200 relatives aux activités subaquatiques (plongée autonome, en apnée et pêche sous-marine) impliquant environ au total 12.000 personnes.
Source : france3-regions.franceinfo.fr