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Le - Les secouristes rappellent les gestes en cas d’avalanche en montagne

« Les premiers intervenants sont les gens présents sur l’accident »: Airbag, pelle, sonde… les secouristes rappellent les gestes en cas d’avalanche en montagne

Dans l'hélicoptère, deux secouristes, un mécanicien et le pilote se tiennent prêt pour décoller.

Écrit par Adrien Rakotoarivelo

Publié le 27/01/2026 à 11h27

Face aux fortes chutes de neige attendues dans les Alpes-de-Haute-Provence à partir de mardi 27 janvier, les gendarmes spécialisés dans la haute montagne insistent sur l’importance d’être équipé d’un bon matériel et de savoir s’en servir. Météo France place les massifs de l’Ubaye et du Haut-Verdon en risque d’avalanche de niveau 4 sur 5 (risque fort).

Deux skieurs ont été emportés par des avalanches ce dimanche 25 janvier, et le risque d’avalanche est “fort” à partir de ce mardi 27 janvier dans les Alpes du sud selon Météo-France, les secouristes en montagnes rappellent les gestes essentiels. Compte tenu des chutes de neige attendues sur la journée, Météo-France place les massifs de l’Ubaye et du Haut-Verdon en risque d’avalanche de niveau 4 sur 5 (risque fort) à compter de ce jour, mardi 27 janvier.

Des précautions nécessaires

Il faut bien étudier le BERA, le bulletin d’estimation du risque d’avalanche de Météo-France, bien connaître sa sortie, préparer son itinéraire, éviter les pentes à plus de 30°. C’est aussi important de bien connaître le groupe avec qui on part et son matériel”, énumère l’adjudant-chef Olivier Schruoffeneger, du Peloton de Gendarmerie en haute montagne (PGHM) des Alpes de Haute-Provence.

Depuis le COVID le ski de randonnée en haute montagne a le vent en poupe, mais la pratique nécessite un équipement spécifique, pour limiter les risques.

Vous avez le DVA, ou détecteur de victime en avalanche, qu’on porte sur nous, sous les couches, explique Vincent Lefort, du PGHM. La sonde, en métal, doit être la plus longue possible, et il faut savoir s’en servir et la déplier de temps en temps pour voir comment elle est. Pour les pelles, le godet doit aussi être en métal, car le plastique va se casser.”

Pour le choix du matériel, les secouristes insistent sur l'obligation de prendre une pelle en métal.

Agir avant les secours

Pour stocker ces outils, un sac équipé d’un airbag permet de ne pas être enseveli sous la neige. Les secouristes insistent aussi sur l’importance de savoir se servir du matériel en cas d’urgence, car ils ne seront jamais immédiatement sur place.

Il nous faut, selon la zone de l’accident un certain temps, même si l’hélicoptère est armé, avec deux secouristes, un pilote et un mécanicien, avertit l’adjudant-chef Olivier Schruoffeneger. Si c’est l’Ubaye, par exemple, cela peut prendre 15 à 20 minutes pour y accéder, donc les premiers intervenants sont les gens présents sur l’accidentCe sont eux qui vont intervenir dans un premier temps, avec leurs connaissances. Il faut donner l’alerte, par le 112, et commencer à dégager la victime. »

Source : france3-regions.franceinfo.fr