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Le - Un homme de 44 ans a été abattu par des gendarmes du GIGN après avoir tiré sur eux, lundi 25 janvier, à Saint-François-de-Sales (Savoie). L’inspection générale de la gendarmerie a ouvert une enquête.

photo les gendarmes du gign ont tué un forcené qui venait de leur tirer dessus, lundi 25 janvier, à saint-françois-de-sales, en savoie (illustration). © fotolia

Un homme de 44 ans a été abattu par des gendarmes du GIGN après avoir tiré sur eux, lundi 25 janvier, à Saint-François-de-Sales (Savoie). L’inspection générale de la gendarmerie a ouvert une enquête.

Un homme de 44 ans, connu pour des troubles psychiatriques, a été tué lundi soir en Savoie par des gendarmes du GIGN visés par ses tirs après une journée de tension, a annoncé le procureur de Chambéry, mardi 26 janvier.

L’homme, « manifestement déséquilibré, en crise », s’était retranché chez lui, à Saint-François-de-Sales, près de Chambéry, et menaçait sa mère, a déclaré le procureur Pierre-Yves Michau, confirmant une information de France Bleu Pays de Savoie.

Connu pour des troubles psychiatriques

Lundi vers 10 h, au lieu-dit La Magne, dans le massif des Bauges, les gendarmes sont appelés par les voisins inquiets de voir l’homme, né en 1976 à Genève et connu pour des troubles psychiatriques, sur son balcon avec une arme de poing – un Beretta.

« Toute la journée », le quadragénaire va de sa cave au balcon, « menace de se supprimer »« demande aux gendarmes de le flinguer » et « tient des propos incohérents », a ajouté le magistrat.

Des renforts sont appelés, notamment des négociateurs, puis le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Il vise les gendarmes malgré les sommations

« Comme il était toujours agité en fin d’après-midi, il a été décidé d’intervenir pour mettre en sécurité sa mère », présente sur place dans une habitation indépendante, a précisé le procureur.

Selon son récit, le « forcené » a alors marché vers les gendarmes avec son arme à la main, ignorant les sommations d’usage des militaires. Ces derniers ont envoyé leur chien sur l’homme, qui a riposté en tuant le canidé.

« C’est à ce moment-là qu’il se met à tirer sur les gendarmes » à plusieurs reprises, avant d’être abattu par le GIGN, a poursuivi Pierre-Yves Michau.

L’IGGN enquête

L’enquête a été confiée à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) « pour s’assurer que les gendarmes ont bien fait usage de leurs armes dans les conditions légales », et ici « en état de légitime défense », une procédure « classique », selon le procureur de Chambéry. Les trois gendarmes auteurs des tirs sont entendus en garde à vue.

Le parquet a aussi saisi la section de recherche pour ouvrir une enquête pour tentative d’homicide sur les gendarmes.

L’intervention n’a pas fait d’autre victime chez les gendarmes que le chien, qui jouissait d’un statut militaire. Aucune autre arme n’a été retrouvée chez le quadragénaire.Ouest-France  

Source : Nantes.maville.com