Articles

Le - Joncy (71) : la fermeture de la gendarmerie est confirmée

Joncy (71) : la fermeture de la gendarmerie est confirmée

Le préfet de Saône-et-Loire a fait le point sur les moyens de la gendarmerie dans le département qui compte pas moins de 46 brigades de proximité et a confirmé, mercredi 25 septembre, la fermeture de la gendarmerie de Joncy. 

Joncy (71) la fermeture de la gendarmerie est confirméeLa nouvelle de la fermeture de la gendarmerie de Joncy avait entraîné la démission du maire Etienne Richard début août. Démission acceptée mercredi 25 septembre par le préfet de Saône-et-Loire lors de sa conférence de presse tout en déplorant son caractère « disproportionné ». Il a annoncé la mise en place prochaine de permanences dans des locaux municipaux. De nouvelles élections seront organisées dans les 2 mois. 

 La gendarmerie de Joncy fermera ses portes mardi prochain, 1er octobre, malgré la manifestation d’une 60aine d’habitants et de commerçants et les protestations du maire qui reste aujourd’hui sur sa position! L’Etat justifie sa décision par la faiblesse de la délinquance : le secteur de Joncy ne totalise que 0,25% des délits du département. En outre, le village compte 2 autres brigades à seulement 10 kms, à Mont-St-Vincent et St-Gengoux… 2 brigades qui seront maintenues comme toutes les autres en Saône-et-Loire! Les gendarmes de Joncy seront réaffectés à Tournus où la brigade manquait justement d’effectifs!

La gendarmerie de Joncy fermera ses portes le1er octobre prochain.

Joncy : démission du maire
La gendarmerie de Joncy fermera ses portes le 1er octobre prochain. C’est ce qu’a confirmé le préfet de Sâone-et-Loire cet après midi à l’occasion d’une conférence de presse. Par ailleurs, 46 brigades de proximité sont maintenues dans le département.

Le préfet accepte la démission du maire de Joncy

Le représentant de l’État a souhaité communiquer sur la fermeture de la brigade de Joncy qui interviendra le 1er octobre.

Une mise au point et une méthode pour reprendre en main la communication sur l’épineux dossier de la fermeture de la brigade de Joncy. Conséquence directe de l’annonce confirmée hier par le préfet de Saône-et-Loire de la brigade au 1eroctobre, la démission du maire Étienne Richard et de l’ensemble des élus. « J’ai accepté la démission du maire, je la regrette et la trouve disproportionnée ». Le préfet de Saône-et-Loire, Fabien Sudry, a affirmé hier lors d’une conférence de presse que l’État, selon lui, n’avait pas « failli dans le dialogue républicain, le maire a été prévenu, des propositions lui ont été faites, rien ne lui a été caché ». Une nouvelle élection municipale devra avoir lieu dans deux mois.

En attendant, le représentant de l’État va nommer une délégation spéciale pour gérer les affaires de la commune. Il proposera à la commune une réflexion pour établir une permanence des forces de l’ordre dans les locaux municipaux. La décision de fermer les brigades de Joncy et Saint-Léger-sous-Beuvray correspond à l’évolution de la délinquance dans le département. « Joncy, c’est 0,25 % de la délinquance en Saône-et-Loire sur 10 000 faits en zone gendarmerie, le double avec la police. L’ouverture au public était limitée. Il faut renforcer d’autres secteurs aux enjeux sensibles », a soutenu le préfet en faisant allusion notamment à « quelques préoccupations sur Tournus » et aux grands axes de circulation avec l’A6 notamment et ses 55 000 véhicules par jour.

Rappelant que la décision avait été validée par la direction générale de la gendarmerie et le ministère de l’Intérieur, il a confirmé aussi que la réforme électorale des cantons n’avait aucun lien avec les problèmes de sécurité, priorité numéro 1 de la préfecture, et que les récentes décisions de fermetures n’étaient pas liées à la nouvelle carte cantonale. « Il n’y a aucun plan caché », a insisté Fabien Sudry. Une remarque faisant allusion aux propos tenus par l’opposition de droite lundi dernier, croyant savoir qu’avec deux fois moins de cantons, il y aurait deux fois moins de brigades de gendarmerie…

Cambriolages : tendance à la baisse

Concernant la hausse des cambriolages depuis deux ans et demi en Saône-et-Loire (+6 %) principalement sur les résidences principales, la tendance d’ici à la fin de l’année serait à l’amélioration selon le préfet avec une augmentation « seulement » de 2 %. « Les citoyens attendent de nous qu’on soit efficaces », a réagi de son côté, le colonel Philippe Watremez pour qui il est nécessaire face à l’évolution de la délinquance de « réfléchir à d’autres modes d’organisation. On ne peut se retrancher éternellement derrière l’Histoire ». Pour le patron des gendarmes, « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de casernes qu’il n’y a pas de gendarmes sur le secteur ». Les 12 militaires des brigades de Saint-Gengoux-le-National et Mont-Saint-Vincent assureront, entre autres, la sécurité sur le secteur de Joncy.

SourceLe journal de Saone et Loire www.lejsl.com

Be Sociable, Share!