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Le - Dominique Alzéari, procureur de la République de Toulouse est revenu cette semaine, sur une des plus grosses saisies de drogue du secteur sur les dernières années.

Près de Toulouse. 420 kilos de cannabis et 15 000€ saisis : les dessous de l’affaire

Jeudi 21 janvier, les gendarmes ont interpellé des trafiquants qui transportaient plus de 400kg de cannabis. Le procureur de Toulouse est revenu sur cette interpellation.

La police et la gendarmerie ont coopérer pour réussir cette saisie.
La police et la gendarmerie ont coopérer pour réussir cette saisie. (©Archives Actu.fr)

Par Maxime Noix

Publié le 29 Jan 21 à 18:25 

Dominique Alzéari, procureur de la République de Toulouse est revenu cette semaine, sur une des plus grosses saisies de drogue du secteur sur les dernières années.

Jeudi 21 janvier 2021, six malfrats ont été interpellés à Saubens, au sud de Toulouse, alors qu’ils transportaient la marchandise vers la Ville rose.

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418 kg de résine de cannabis, 3,5 kg d’herbe et 15 000 € saisis

« Le travail qui est fait autour de l’économie souterraine, après d’importantes opérations en fin d’année, c’est la preuve de la continuité de l’action que nous menons », avance le procureur.

Au total, 418 kg de résine de cannabis, 3,5 kg d’herbe et 15 000 € ont été saisis.

L’enquête a déjà permis de savoir que la drogue était destinée à la consommation locale.

La police et la gendarmerie coopèrent

Fait notable, car cela est assez rare : « C’est une opération qui a été faite en commun entre la police et la gendarmerie« , explique Dominique Alzéari.

Une collaboration entre la police et la gendarmerie, qui a permis une synergie des moyens. Ils ont mis à jour un réseau très structuré d’un trafic de stupéfiants.

En général sur le territoire toulousain, les dealers opèrent avec des quantités moindres avec des allers-retours très fréquents.

Les cinq personnes d’une trentaine d’années, qui ont été interpellées ont été déférées devant le juge d’instruction et mis en examen pour trafic et importation de stupéfiants, et mise en danger de policiers et de gendarmes sur le terrain.

L’Office anti-stupéfiants (OFAST), la BRI et la compagnie de Muret ont participé aux investigations.

Go-fast et interception périlleuse de la marchandise par les gendarmes

C’est une enquête de plusieurs mois qui a permis les interpellations du 21 janvier.

Une phase d’interpellation, très agitée, où les gendarmes ont été mis en danger à plusieurs reprises.

« Il y a eu une mise en danger des militaires de la gendarmerie, avec traversée des villages en pleine journée, une folle course poursuite où les dealers n’avaient pas l’intention de se laisser interpeller et ont utilisé la force », détaille le procureur.

Des dealers habitués à ce genre de pratique, et sont rodés, comme le montre leur plan.

Les véhicules changent, d’abord des gros véhicules pour le go-fast, et plus la drogue se rapproche de Toulouse, plus les véhicules deviennent discrets, avec des changements opérés plusieurs fois.

Ils tentent de se rendre moins visibles. Mais l’enquête menée depuis des mois, a permis d’avoir les transferts successifs.

La mise au vert des dealers

Le fait que l’interpellation ait eu lieu à Saubens, un petit village au sud de Toulouse, n’étonne pas le chef de la brigade de Muret, comme il l’explique : « Il y a une tendance pour certains dealers, de se mettre au vert, dans des zones rurales, près d’autoroutes, pour être moins visibles ».

Pourtant les cinq mis en examen viennent à la base de Toulouse.

S’ils ont œuvré au grand jour, le procureur n’exclut pas que ce soit en partie à cause du couvre-feu:  » En plein couvre-feu, ils essayent de ne pas se faire remarquer, plusieurs véhicules de nuit, c’est suspect en ce moment ».

Pas loin de 2 millions d’euros au détail, voire plus

Au final, c’est une très grosse opération pour les enquêteurs toulousains, à la revente, la drogue saisie aurait pu être revendue au moins 2 millions d’euros.

« C’est un coup porté pour un réseau, avec des quantités importantes. Pour l’instant il est un peu tôt pour savoir si cela va entraîner une montée des prix pour les consommateurs, comme cela avait été le cas pendant le confinement », explique Dominique Alzéari.

L’enquête aura d’autres développements, après ces interpellations, la justice veut s’attaquer au réseau, et à ses finances.

Source : actu.fr