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Le - À Versailles, une«supplique à Jupiter» pour mieux loger les gendarmes

À Versailles, une «supplique à Jupiter»

pour mieux loger les gendarmes

HOME ACTUALITÉ Par Jean-Bernard Litzler Mis à jour Publié 

EN IMAGES – Alors que se tient à Versailles le Congrès, le maire de la ville, François de Mazières compte attirer l’attention du président de la République sur «l’insalubrité» de la plupart des 2000 logements de gendarmes de sa commune.Depuis des mois déjà le maire (DVD) de Versailles, François de Mazières, en appelle à l’État, pour réhabiliter les logements accueillant 1500 gendarmes et leurs familles, à Satory, dans de très mauvaises conditions. Profitant de la tenue du Congrès dans sa ville, ce lundi, l’élu adresse solennellement une «supplique à Jupiter» pour faire cesser cette situation «d’insalubrité des logements militaires à Satory» et attirer l’attention d’Emmanuel Macron sur ce dossier.

Dans un communiqué, le maire précise: «Malgré toutes mes alertes, l’État entretient insuffisamment la plus grande caserne de gendarmes de France, qui est dans un état déplorable et demande d’urgence un plan de rénovation ambitieux.» Enfonçant le clou, il souligne: «L’annonce de la prochaine fermeture de la piscine du quartier par le ministère de l’Intérieur est également ressentie comme un abandon, alors que les gendarmes sont de plus en plus sollicités.»

31 millions d’euros depuis 2005

Satory constitue la plus importante implantation de gendarmes en France avec pas moins de 6 escadrons mobiles ainsi que le célèbre GIGN (groupement d’intervention de la gendarmerie nationale) implantés sur place. Mais les conditions d’hébergement ne sont pas à la hauteur, notamment dans la caserne Delpal, construite en 1935, et dont l’état laisse franchement à désirer. En 2015, déjà le ministre de l’intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avait reconnu que ce parc immobilier avait longtemps été négligé avant que l’État n’y injecte 31 millions d’euros depuis 2005.

Il faut croire que ces crédits étaient largement insuffisants puisque François de Mazières réclamait à l’époque que l’on utilise des crédits de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) pour réhabiliter ce site. Le ministre lui avait répondu à l’époque que ce dispositif n’était pas applicable aux services de l’État. Jamais à court d’idées, l’élu versaillais suggère désormais une autre piste. «Il y a pourtant une solution, précise-t-il dans son communiqué, faire bénéficier les 2008 logements militaires de Versailles, exclus de tout conventionnement au titre du logement social et du décompte de la loi SRU, des financements du logement social.» Avec sa «supplique», l’élu veut se faire le porte-parole de «ceux qui nous protègent et qui par devoir de réserve ne s’expriment pas» et qui malgré tout «méritent le soutien de la Nation».

Source : immobilier.lefigaro.fr

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