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Le - Appel au 17 : que se passe-t-il au bout du fil ?

Samedi 20 septembre 2014 à 12h00

Appel au 17 : que se passe-t-il au bout du fil ?

Le centre opérationnel du groupement de gendarmerie de l’Ain où sont traités les appels au 17.

« Mettez-vous en retrait, j’envoie du monde ». Au bout du fil, un militaire du centre opérationnel de la gendarmerie de l’Ain où sont traités les appels au 17.

L’appelant, paniqué, signale un cambriolage chez son voisin. Le gendarme tente de le calmer, recentre la conversation sur les faits préoccupants et prend note sur son ordinateur : numéro d’appel, nom, adresse, celle de la victime, et chaque observation  qui permettra aux enquêteurs l’interpellation du voleur ou le recoupement d’informations : véhicule présent, plaque d’immatriculation, etc. Surtout ne pas intervenir, si possible observer à l’abri, la marche à suivre pour le témoin. Le combiné raccroché, le gendarme lance rapidement un premier appel radio aux patrouilles sur le terrain. Rapidement, l’une d’entre elles répond et se rend sur place.  « Fin de l’exercice » finit par lâcher le gendarme. La simulation vise à montrer la prise en charge des appels.

Dans la salle d’à côté en revanche, la vraie vie. Sonneries de téléphone en musique de fond. Deux gendarmes imperturbables scotchés à l’appareil, pianotant à l’écran les informations recueillies , mettant en branle les militaires sur le terrain. Une voiture à vive allure sur l’autoroute, un comportement dangereux signalé par un témoin qui dit avoir aperçu le conducteur en pleine consommation de stupéfiants.

Véhicule volée, accident de la route, cambriolage, personne en détresse, les appels sont divers et variés, tous enregistrés informatiquement, « une sécurité pour l’appelant et les gendarmes » indique le colonel François-Xavier Martin, à la tête du groupement gendarmerie départementale. L’objet des appels reçus et les éléments recueillis défilent en bas de l’écran. Une mine d’informations pour les enquêteurs, consultable au-delà des frontières du groupement de gendarmerie départementale, permettant ainsi les recoupements avec les territoires voisins.

En moyenne, le centre opérationnel de l’Ain reçoit 120 000 appels par an. Victimes ou témoins. Des témoins qui s’avèrent parfois très utiles dans la lutte contre les cambriolages, une des priorités du groupement.

« En zone gendarmerie, nous recevons pas mal d’appels de témoins, les gens ont ce réflexe, apprécie le colonel Martin. Neuf fois sur dix, il y a interpellation ».

Sourcevoixdelain www.voixdelain.fr

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