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Le - Il tente de soudoyer des gendarmes puis les frappe face à leur refus

VERTRIEU

Il tente de soudoyer des gendarmes puis les frappe face à leur refus

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«C’est le trou noir. Je ne me souviens pas de l’accident. Ni de ma présence sur cette route, à cette heure-ci, ni de la suite, si ce n’est des flashs. Et ça, ça me fait peur ».

La tempe droite tuméfiée, ce jeune homme de Serrières-de-Briord, encadré par trois gendarmes, peut compter sur une dizaine d’amis et de proches venus le soutenir. Soit autant de délits que la justice lui reproche, justifiant une comparution immédiate.

Au départ de cette affaire, et comme le souligne le ministère public, un simple accident matériel survenu sur une route de Vertrieu. Peu avant minuit, dans la nuit de lundi à mardi, les gendarmes sont prévenus d’une sortie de route. La patrouille la plus proche, celle de Lagnieu, se rend sur place.

Un déchaînement de violence

« Notre mission était de porter secours au conducteur », raconte un gendarme. Lui et son camarade vont alors subir un déchaînement de violence comme jamais. Car dès l’arrivée des militaires, le conducteur se montre très virulent. Voulant pratiquer un dépistage d’alcoolémie, les gendarmes tentent de l’écarter de la portière où ils ont par ailleurs aperçu un couteau et une barre de fer.

Se ravisant, le jeune homme propose 500 euros à chacun des gendarmes s’ils ferment les yeux. Devant leur refus, il surenchérit à 1000 euros. Avant d’entrer dans une furie monstre. Blessés, les deux gendarmes éprouvent le plus grand mal à maintenir au sol l’individu, qui se tape la tête sur la chaussée. Un témoin vient les aider, avant que des gendarmes de Morestel arrivent en renfort. Ils seront à leur tour copieusement insultés, menacés. « La corruption active à laquelle le prévenu s’est adonné montre le mépris qu’il a à l’égard des forces de l’ordre. C’est un délit passible de 10 ans de prison », martèle le ministère public.

« Il ne conteste pas les faits. Il s’est d’ailleurs excusé dans chacune de ses auditions. Cependant, il ne se reconnaît pas dans ce comportement », argumente maître Barnouin pour la défense, évoquant un “pétage de câble”.

Déjà connu pour des faits de consommation et de détention de stupéfiants, Mike Degano a écopé de 18 mois de prison, dont 12 assortis d’un sursis. Il devra également suivre des soins et indemniser ses victimes. Alors que son permis a été suspendu pour 6 mois, il n’a pas échappé à un mandat de dépôt, comme requis par le ministère public. En outre, le tribunal de Bourgoin-Jallieu a révoqué un mois de sursis d’une peine antérieure.

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