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Le - Le GIGN intervient dans l’Orne pour interpeller un homme menaçant envers son ex et des gendarmes

Le GIGN intervient dans l’Orne pour interpeller un homme menaçant envers son ex et des gendarmes

Après avoir menacé de mort son ex-compagne par messages, puis avoir directement menacé plusieurs gendarmes, un homme de 47 ans a été interpellé à son domicile, à La Ferté-Macé (Orne), par le GIGN, vendredi 17 novembre 2023. Il comparaissait pour ces faits, au tribunal judiciaire d’Argentan (Orne), ce lundi 20 novembre 2023.

Face aux menaces de l’homme, le GIGN a été sollicité pour l’interpeller à son domicile. (Image d’illustration).
Face aux menaces de l’homme, le GIGN a été sollicité pour l’interpeller à son domicile. (Image d’illustration). | ARCHIVES

Annah BLOUIN-FAVARD.

Publié le 20/11/2023 à 18h14

« Tu vas souffrir », « moi ça ne va pas me déranger de te tuer ». Tels sont les messages reçus par une femme de la part de son ex-compagnon, entre le 1er  juillet et le 19 octobre 2023, dans le Bocage (Orne). Vendredi 17 novembre 2023, l’homme de 47 ans a donc été convoqué à la gendarmerie afin d’être être entendu à propos de ces menaces.

Mais, très énervé après « une mauvaise nuit », alcoolisé et mécontent de recevoir les convocations, l’homme a appelé les gendarmes et les a, eux aussi, menacés de mort. « Si vous venez chez moi, je vais vous mettre du plomb »« je les attends avec un fusil », a-t-il pu déclarer.

Des menaces prises très au sérieux par les forces de l’ordre, qui ont mobilisé le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) pour aller cueillir l’homme à son domicile à La Ferté-Macé, vendredi. Deux carabines à plomb, un arc et des flèches et une bombe lacrymogène y ont été retrouvés.

« Vous avez devant vous quelqu’un de terrorisé »

L’homme comparaissait, lundi 20 novembre, pour ces faits de menaces de morts, en situation de récidive, devant le tribunal judiciaire d’Argentan. Devant les juges, le prévenu, dont le casier compte 28 mentions, reconnaît les faits, mais ne sait pas les expliquer. Au total, treize gendarmes se sont constitués partie civile. Son ex-compagne, qui n’a, elle, pas souhaité se constituer partie civile, était présente à l’audience.

« Vous avez devant vous quelqu’un de terrorisé », relate la procureure de la République, qui ajoute que personne « ne sait de quoi le prévenu est capable ». Pour elle, ces faits « ne sont pas à prendre à la légère ». Elle requiert six mois de prison ferme, la révocation d’un sursis de deux mois et le maintien en détention.

Condamné à de la prison ferme

L’homme a été condamné à six mois ferme, auxquels s’ajoute la révocation d’un mois de sursis. Il est maintenu en détention. Il a interdiction de contact avec la victime, de détention ou de port d’arme, le tout pendant deux ans. Il devra également indemniser les gendarmes à hauteur de 250 € chacun. Les biens saisis ont été confisqués.

Source : www.ouest-france.fr

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