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Le - Le lourd palmarès du gendarme ripou

Le lourd palmarès du gendarme ripou

Un capitaine de gendarmerie, surnommé « le Chinois », vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel pour une série de délits qu’il a commis lors de ses passages en Corse et dans le Var.

Le lourd palmarès du gendarme ripouLes paillotes et les restaurants corses ne réussissent décidément pas aux gendarmes. En 1999, l’incendie de la paillote Chez Francis, provoqué par des militaires, avait été à l’origine d’un des plus gros scandales d’Etat. Là, c’est un établissement réputé de Saint-Florent (Haute-Corse) qui a indirectement causé la perte du capitaine François Levan, ancien chef de l’antenne de Bastia de la section de recherches d’Ajaccio et ancien patron du groupement de Fréjus (Var). <btn_noimpr>

L’officier, âgé de 41 ans, vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel par un juge d’instruction bastiais pour une série assez extravagante de délits. Celle-ci a été découverte à l’occasion de l’enquête menée sur la tentative de racket du restaurant de Saint-Florent menée en 2007 : disparition de cargaisons de drogues saisies, écoutes téléphoniques sauvages et même participation à la brève séquestration d’un homme. La panoplie de ripou dont est affublé le capitaine Levan dans les 70 pages de l’ordonnance du juge rendue le mois dernier est complète.

C’est en juin 2008, à peine un an après son départ de l’Ile de Beauté pour prendre la direction du Var, que l’inspection de la gendarmerie nationale se penche sérieusement sur le « cas » Levan. A l’époque, il y a déjà des rumeurs qui courent sur ce capitaine aux méthodes pugnaces mais aussi aux amitiés douteuses et au train de vie peu en rapport avec ses moyens.

Un comportement « bling-bling »

Les enquêteurs s’intéressent d’abord aux nombreuses interventions que le capitaine a réalisées auprès de ses propres collègues en charge de l’affaire de racket au restaurant de Saint-Florent, visant apparemment à protéger des « amis » suspects. Mais les gendarmes qui enquêtent sur leurs collègues ne sont…Lire l’Article…

Source: le parisien www.leparisien.fr

Le capitaine François Levan un gendarme ripou devant les juges. 

L’ex-chef de l’antenne de Haute-Corse de la section de recherches est renvoyé, début octobre, devant le tribunal correctionnel de Bastia pour plusieurs délits commis lors de son affectation en Corse

RAP14Q156_PHA_GENDARMESLe couperet va-t-il tomber sur la tête de l’ex-capitaine de gendarmerie François Levan. Cet ancien chef de l’antenne de Haute-Corse de la section de recherches vient en effet d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bastia, suite à une ordonnance d’un juge d’instruction, pour plusieurs délits qu’il aurait commis lors de son passage il y a de cela quelques années en Corse mais aussi, plus tard, dans le Var où il avait été muté l’été 2007. L’affaire sera jugée les 1er et 2 octobre.

Le pot aux roses a été découvert après l’enquête sur la tentative de racket dont a été victime, en 2007, le restaurateur Lucien Benvenuti à Saint-Florent. Des poursuites judiciaires avaient alors été engagées contre cet officier de gendarmerie qui était à ce moment-là responsable du détachement nordiste de la section de recherches d’Ajaccio.

François Levan avait été mis en examen par le juge Vincent Raffray pour « transgression du secret de l’instruction ». Il était soupçonné d’avoir divulgué des informations sur le déroulement des investigations à l’un des racketteurs de Lucien Benvenuti.

En 2008, l’enquête est confiée à l’inspection de la gendarmerie qui allait éplucher avec la minutie qu’on lui connaît les emplois du temps du capitaine Levan. Au cours de leur enquête, les militaires auraient alors découvert plusieurs faits délictueux desquels se serait rendu coupable l’officier de gendarmerie dont, notamment, le détournement de scellés de produits stupéfiants, des écoutes téléphoniques sauvages ou encore la participation à la séquestration d’un homme.

Des dizaines de kilos de haschisch envolés

Les soupçons portent notamment sur des stocks de cannabis saisis lors d’enquêtes qui ont disparu des casernes où ils étaient entreposés. Des stupéfiants que le capitaine François Levan prétendait avoir lui-même détruits et pour lesquels il a rédigé des procès-verbaux dont certains étaient antidatés. Environ 80 kg se seraient ainsi volatilisés et lui auraient peut-être permis de se livrer à un juteux marché. Des méthodes que le « Chinois », surnom du capitaine Levan, aurait reprises lors de son affectation suivante à Fréjus dans le Var. Là aussi, près d’une centaine de kilos de haschisch saisie s’était volatilisée de la même façon. Ce qui vaut à l’officier une autre convocation devant la justice, à Draguignan cette fois-ci.

Lors de la poursuite de leur enquête, les militaires feront d’autres découvertes tout aussi accablantes pour le capitaine de gendarmerie.

C’est d’abord la brève séquestration d’un livreur qui est suspecté de vol par le patron d’une entreprise de téléphonie lequel était entré en contact, par le biais d’un ami, avec le capitaine Levan. Ce dernier lui aurait demandé, face aux lenteurs de l’enquête, de faire activer les investigations. Quelques jours après, l’employé est séquestré dans un entrepôt où il sera quelque peu molesté. Lors de sa libération, il dit avoir vu au volant d’un imposant 4×4, un homme correspondant au signalement du capitaine Levan. Un des auteurs de cette séance d’intimidation, identifié par la suite, parle aux enquêteurs du « Chinois » comme étant un de ses complices. C’est ensuite à des écoutes téléphoniques que se sont intéressés les militaires de l’inspection de la gendarmerie nationale. Ces dernières auraient été demandées sous de faux prétextes par le capitaine Levan qui est également suspecté de les avoir ensuite revendues 100 euros par jour et par personne aux principaux intéressés, pour la plupart des « amis » du milieu qui profitaient du système pour connaître les agissements de leurs concurrents directs.

Au début du mois d’octobre, le capitaine François Levan, qui a toujours nié les faits qui lui sont reprochés, sera donc renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bastia. Il est suspendu depuis 2009 et mis en examen par le juge Vincent Raffray. Il avait aussi effectué une peine de trois mois de détention provisoire. Si les faits qui lui sont reprochés sont avérés devant le tribunal, ce quadragénaire risque en plus de sa destitution de la gendarmerie de se retrouver pour plusieurs années derrière les barreaux.


Nommé à Fréjus en 2007

L’ensemble des autorités civiles et militaires n’avaient pas manqué le rendez-vous dans les jardins arborés de la Villa Aurélienne à Fréjus. Le 13 septembre 2007, François Levan était investi dans ses nouvelles fonctions à la tête de la compagnie de gendarmerie de Fréjus. A 36 ans, le « Chinois » succédait au chef d’escadron, Jean-François Lafforgue, après avoir dirigé la Section de recherche (SR) de la gendarmerie de Borgo. De par son action sur le terrain, le capitaine Levan s’était montré efficace sur l’agglomération Est varoise. Discret mais apprécié par l’ensemble de ses collaborateurs, il entretenait un contact étroit avec la population. Lors de sa mise en garde à vue en mars 2009, tous sont tombés des nues. Dans la foulée de son transfert sur l’Île de Beauté, la BR de Fréjus a été dissoute…

Source : corsematin www.corsematin.com

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