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Le - Le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, une unité spéciale

Le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, une unité spéciale

Tout d’abord, s’approcher du véhicule de façon unilatérale. Toujours informer clairement la personne concernée. Puis la faire sortir en toute sécurité, les mains sur la tête.? – Photos lara payet

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À Cosne-sur-Loire, dix-sept gendarmes font partie du Peloton de surveillance et d’intervention. Leur quotidien : entraînements, patrouilles et formations.

Ils sont habillés en noir. Et ce n’est pas qu’une question d’esthétisme. « Notre tenue est différente de celles des gendarmes de brigades – qui sont en bleu clair – pour avoir un effet différent. Quand les gens nous voient arriver, la réaction et le comportement ne sont pas les mêmes », explique le major Franck Thibault, commandant le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Cosne.

Quand les hommes du Psig interviennent, la situation sur le terrain est généralement déjà dégradée, sensible. « Nous comptons avant tout sur l’effet psychologique », insiste le major.

« Nous ne sommes pas des cow-boys. Et nous n’avons rien à voir avec le GIGN. Le Psig a d’ailleurs une limite d’intervention : la présence d’une arme à feu. »

La force, pas la violence

Ainsi, quand l’affaire se dégrade, quand le Psig sait pertinemment qu’une arme est sur place, le protocole exige le renfort d’autres unités spéciales d’un degré supérieur. « Au Psig, nous ne parlons pas de violence, mais de force », renchérit Franck Lévèque, l’un des hommes en noir.

 La force, justement. Pour en acquérir, savoir en user justement et surtout la conserver, les entraînements sont obligatoires. Quotidiens. « Pour entrer au Psig, les critères physiques sont très élevés. Tous les ans les gendarmes sont évalués individuellement. S’ils ne passent pas, ils ont six mois pour se remettre à niveau. Si ça ne va toujours pas, ils « giclent » », raconte le major Thibault.

Chaque semaine, les hommes du Psig cosnois ont plusieurs séances intensives de sport. Puis place aux exercices de simulation. Ce jour-là, les hommes doivent interpeller un homme dans une voiture. Trois gendarmes lancent les injonctions. Les emplacements sont bien définis. La sécurité avant tout. Pendant que deux militaires interpellent le malfaiteur, le troisième surveille l’environnement. Au cas où.

La confiance essentielle entre partenaires

« Nous nous préparons toujours au pire », lâche le major. Les techniques de sortie du malfaiteur, de menottage et de fouille sont strictement répétées. « Plus on maîtrise les gestes, plus ils deviennent automatiques et mieux on pourra s’adapter en cas de coup dur. » Penser au pire, encore.

Dynamisme et rapidité sont les maîtres mots du Psig. S’y ajoute la confiance. « Sur le terrain, on ne peut pas regarder derrière soi. On compte sur nos coéquipiers », affirment les militaires, qui soulignent l’esprit d’équipe qui règne à Cosne.

Samedi prochain. Suite de l’immersion avec le Psig : matériel spécialisé, patrouille de jour et patrouille de nuit.

Lara Payet
lara.payet@centrefrance.com

Source : lejdc.fr /www.lejdc.fr

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