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BALLON D’ALSACE – PRÉVENTION

LES GENDARMES PRENNENT DE LA HAUTEUR

Des militaires de l’escadron mobile de Saint-Étienne-lès-Remiremont (88) ont investi pour l’hiver un poste avancé de la gendarmerie à la Gentiane. Ou comment garder le contact avec la population en pleine nature.

29/12/2016 à 05:02, actualisé à 20:48

Au sommet du Ballon, mardi. Les gendarmes mobiles sont en poste jusqu’à mars. Ils disposent d’une moto des neiges, d’un 4x4, de skis, de raquettes… Ne manque plus que la neige ! Photos Xavier GORAU

Au sommet du Ballon, mardi. Les gendarmes mobiles sont en poste jusqu’à mars. Ils disposent d’une moto des neiges, d’un 4×4, de skis, de raquettes… Ne manque plus que la neige ! Photos Xavier GORAU

Ce n’est pas leur lieu de villégiature mais le cadre de leur travail. Ils sont une poignée de gendarmes à faire leur métier chaque hiver dans le décor « carte postale » du Ballon d’Alsace.

Précisément, trois gendarmes mobiles du 25/7 escadron de Saint-Étienne-lès-Remiremont (qui en compte 120 au total) y accomplissent depuis mi-décembre et jusqu’en mars leurs missions de surveillance et de protection.

Ils disposent d’un petit chalet, au niveau de l’accueil et de la remontée mécanique de la Gentiane, que leur met gracieusement à disposition le Smiba, l’organisme public interdépartemental de gestion du Ballon.

Ce chalet fait figure de poste avancé de la gendarmerie, en particulier de la communauté de brigades de Giromagny à laquelle il est directement lié. Le cas échéant, la garde à vue d’une personne interpellée en haut se déroulera donc en bas.

« On garantit la tranquillité des gens qui viennent être tranquilles », résume assez bien le major Jean-Christophe Perros, qui commande la communauté de brigades de Giromagny. Manière de dire que la présence policière dans le massif tient d’année en année un rôle majeur dans la préservation et le développement de l’image familiale et touristique du site.

« Le temps peut vite changer »

« J’aime le Ballon ! », déclare ainsi le gendarme Anthony Mangin. Ce jeune Vosgien originaire d’Arches vient de prendre ses fonctions là-haut pour la quatrième fois de sa carrière. Il dit particulièrement apprécier « la simplicité » des gens du cru. « Être à leur contact, apprendre à les connaître aide à bien travailler », conçoit le militaire.

Lui et ses collègues affectés au Ballon sont titulaires d’un « certificat élémentaire montagne » qu’ils ont décroché au terme d’une formation spécifique, en été comme en hiver. « On pratique l’escalade, la randonnée, on y apprend à franchir un glacier mais aussi la police judiciaire en montagne », décrit le militaire. L’hiver, c’est ski de randonnée, de descente et travail poussé sur la recherche de personnes perdues ou disparues, chose qui arrive « 5 à 10 fois par an » au Ballon. Faute d’équipement adapté et/ou d’expérience, le plus souvent. « En montagne », rappelle le gendarme, « le temps peut vite changer ».

D’où des reconnaissances de terrain quotidiennes, la première tôt le matin sur les RD 465 (Belfort-Vosges) et 426 (Ballon-Masevaux) pour s’enquérir de l’état des routes. « C’est primordial ». Par temps de neige (ce qui ne saurait plus trop tarder maintenant…), « on est sur les pistes du domaine en motoneige ». Toujours pour « assister », « faire de la prévention ». Ou encore « mettre la pression » sur ces jeunes qui, régulièrement à cette saison, se retrouvent dans les lacets du Ballon (côté Giromagny, Le Thillot ou Masevaux) pour faire du rodéo mécanique…

Philippe BROUILLARD

Sourcewww.estrepublicain.fr

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