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Le - Loir-et-Cher : aux côtés des gendarmes sur un contrôle alcoolémie

Loir-et-Cher : aux côtés des gendarmes sur un contrôle alcoolémie

Publié le 07/01/2020 à 06:25 | Mis à jour le 07/01/2020 à 06:25

Les gendarmes ont fait souffler tous les conducteurs passant par ce petit rond-point de Chaumont-sur-Loire.
Les gendarmes ont fait souffler tous les conducteurs passant par ce petit rond-point de Chaumont-sur-Loire.
© Photo NR

Sixième et dernier volet de notre série en immersion avec le peloton motorisé de La Chaussée-Saint-Victor. Contrôle alcoolémie à Chaumont-sur-Loire.

La journée a déjà été très longue pour Florian et ses collègues du peloton motorisé de La Chaussée-Saint-Victor quand ils s’apprêtent à partir, ce samedi soir, à 22 h, pour effectuer des contrôles alcoolémie.
Ils viennent de terminer une garde à vue avec un automobiliste qui ne s’est pas arrêté malgré les injonctions des motards. L’homme, contrôlé à 166 km/h, a finalement pu être stoppé sur l’aire de Ménars. Il s’avère qu’il conduisait sans permis et qu’il était positif au dépistage de produits stupéfiants. Il avait aussi dans sa voiture un couteau et une matraque.
« On fait preuve de discernement »Le temps de manger « deux chips », et les voilà donc repartis pour une partie de la nuit. Direction Chaumont-sur-Loire pour un contrôle d’alcoolémie. Ils choisissent un petit rond-point où il n’y a pas forcément beaucoup de passages, mais le lieu est potentiellement stratégique. Les conducteurs ayant bu quelques verres de trop peuvent être tentés d’éviter de prendre les axes plus importants, justement pour ne pas tomber sur les gendarmes.
Les véhicules ne sont pas nombreux ce soir-là. Mais ça fait aussi partie du boulot. Des moments d’attente.
Pendant la durée du contrôle, une seule personne est contrôlée positive avec un peu plus de 0,60 g d’alcool dans le sang. Il s’avère qu’elle avait aussi consommé des produits stupéfiants. Et, évidemment, c’est Florian qui l’a contrôlée. Évidemment, parce qu’au sein de son unité, ça n’étonne plus personne. Il a le flair pour déceler les conduites sous l’emprise de produits stupéfiants. Et c’est cette problématique qui l’intéresse particulièrement dans son métier.
La sécurité routière a été un véritable choix pour Florian. « Aujourd’hui, on est les méchants qui verbalisent, mais si demain une famille est tuée sur la route, on dira les gendarmes n’étaient pas là… », insiste-t-il. « On n’a pas de quota, pas de prime au PV. Si on verbalise c’est que l’infraction est caractérisée. On n’est pas des machines, on est des humains, on fait preuve de discernement. Ça ne m’amuse pas de verbaliser ou de retirer un permis. Mais le pire qui peut arriver, c’est de tuer quelqu’un. Et le pire qui arrive là à l’automobiliste, c’est qu’il perd son permis. »

VERGNE

Florence VERGNE

Journaliste, rédaction de Blois

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Source : www.lanouvellerepublique.fr

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