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Le - ORNANS : UNE FURIE À LA GENDARMERIE

13/03/2015 à 11:52
DOUBS
ORNANS : UNE FURIE À LA GENDARMERIE
La jeune femme avait insulté, molesté et menacé la gendarme qui devait auditionner son jeune frère.

justice - la balance de la justice

19 novembre 2013 dans les locaux de la gendarmerie d’Ornans. Une gendarme qui doit entendre un mineur au sujet d’une affaire de vol voit celui-ci arriver escorté de sa mère et de sa sœur. Si elle autorise la première à assister à l’audition, elle demande en revanche à la seconde de sortir. Mais la sœurette, 22 ans, ne l’entend pas de cette oreille. Et refuse mordicus de quitter le bureau. Voyant que les mots n’ont aucun effet, la gendarme la convainc manu militari.

« Kalachnikov, tu connais ? »
Poussée dans le couloir vers la sortie, la jeune femme se met alors à insulter vertement la fonctionnaire, en se débattant et avant de lui cracher en plein visage. Puis, une fois dehors, elle lui lance : « T’es morte, je vais aller à Besançon et en revenant… Kalachnikov, tu connais ? » Entendue, la prévenue reconnaîtra les faits mais tentera de se faire passer pour victime, n’hésitant pas à déposer plainte au commissariat de Besançon.

« Très jolie, elle pourrait être mannequin »
« C’est d’autant plus choquant que cette fille est très jolie, elle pourrait être mannequin et cela contraste vraiment avec les horreurs qui peuvent sortir de sa bouche », indique la gendarme victime à la barre du tribunal. Et de poursuivre : « L’affaire n’en est pas restée là. Je sortais d’un restaurant lorsque sa mère est venue m’insulter en termes orduriers devant mes enfants, de 5 et 7 ans, qui m’accompagnaient. Ils se souviennent encore de la ‘’méchante dame d’Ornans’’.»

Parlant d’une « hystérique ultra-violente et vulgaire », le parquet pointe que la jeune femme prévenue « parle souvent dans ses auditions du respect qu’on lui doit ainsi qu’à sa famille mais oublie totalement d’en faire preuve envers autrui, à commencer par les forces de gendarmerie. » Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet en condamnant la prévenue – absente à l’audience – à trois mois de prison avec sursis. Jamais condamnée auparavant, elle devra en outre verser 200€ à la gendarme qu’elle a insultée, molestée et menacée.

P.L.

Sourcewww.estrepublicain.fr

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