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Le - Prison ferme après un contrôle routier qui tourne mal

Prison ferme après un contrôle routier qui tourne mal

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Justice – Tribunal correctionnel

Les faits se sont déroulés dimanche, lors d'un contrôle routier./Photo DDM, archives.

Les faits se sont déroulés dimanche, lors d’un contrôle routier./Photo DDM, archives.

Il est presque 18 heures, dimanche, lorsque Yohan, au volant d’une voiture, aperçoit les gendarmes postés entre Bozouls et Rodez pour effectuer un contrôle routier. à l’approche des motards, il ralentit et baisse sa vitre. Mais lorsqu’un gendarme pose sa main sur le montant de la portière, il donne un coup de volant, accélère et s’enfuit. Le militaire, déséquilibré, chute et glisse sur plusieurs mètres.

Hier, le jeune homme était présenté au tribunal dans le cadre d’une comparution immédiate. Douze condamnations figurent à son casier judiciaire, la plupart pour des délits routiers. D’ailleurs dimanche, il roulait à 128 km/h au lieu de 90 alors qu’il est sous le coup d’une annulation de son permis. «J’aurais dû m’arrêter mais j’ai eu peur. Mais cette fois, ça y est, j’ai compris», lâche le prévenu en adressant des excuses au gendarme présent dans la salle d’audience. Ce dernier, victime de bleus et de brûlures sur le flanc n’ayant toutefois pas entraîné d’incapacité totale de travail, demande 1 500 € de dommages et intérêts.

«En lisant votre casier, on se demande ce qu’il faudrait faire pour que vous compreniez !», assène la présidente Sylvie Rouanne, tout comme le vice-procureur : «Il y a dix mois, un policier a trouvé la mort dans des circonstances similaires à Decazeville. Cette fois, un miracle ou la chance a permis que le gendarme soit encore en vie. Mais aujourd’hui il a du mal à dormir, pense à cette roue qui lui a frôlé le visage, à sa petite fille de 2 ans qu’il aurait pu ne jamais revoir». Cherif Chabbi requiert trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis et mise à l’épreuve de trois ans avec obligation de soins, le prévenu étant dépendant à l’héroïne après l’avoir été à l’alcool.

Selon Me Cherifi, défenseur du prévenu, «il faut prendre en compte sa personnalité car malgré de multiples condamnations, aucune expertise n’a jamais été réalisée. Je pense qu’il lui faut un cadre structurant assez ferme mais une peine de trois ans, c’est excessif». L’avocate plaide pour une peine mixte avec la plus grande partie de sursis et mise à l’épreuve, demandant au tribunal de minorer le quantum pour les dommages et intérêts.

Après en avoir délibéré, le tribunal condamne le jeune homme à deux ans de prison, doit six mois avec sursis et mise à l’épreuve de deux ans et décerne un mandat de dépôt. Il devra indemniser la victime à hauteur de 1 500 €.

Sourcewww.ladepeche.fr

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