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Le - Une femme aux commandes des 87 gendarmes de la compagnie

Une femme aux commandes des 87 gendarmes de la compagnie

Sécurité – Gendarmerie

Sophie Lambert, qui arrive de la BR de Narbonne, dirige maintenant une compagnie. / Photo DDM, M-P Volle.

Sophie Lambert, qui arrive de la BR de Narbonne, dirige maintenant une compagnie. / Photo DDM, M-P Volle.

Sophie Lambert, capitaine, prend la direction de la compagnie de gendarmerie d’Albi et de ses 4 communautés de brigades. C’est la première fois qu’une femme officier est aux commandes de la compagnie.

Son parcours, bien qu’atypique, suit une logique. Entrée en 2003 dans la gendarmerie en tant que sous-officier, elle fait ses premières armes sur le terrain, dans la brigade de Calvissson, compagnie de Vauvert jusqu’en 2008. Elle a 24 ans, deux masters en droit en poche : sciences criminelles et stratégie de la sécurité intérieure.

«J’avais une passion pour le droit et une appétence pour le cadre et la rigueur militaires. J’ai trouvé le bon compromis dans la gendarmerie !» Elle décroche, dans la foulée, le concours d’officier de police judiciaire (OPJ) et celui d’officier. Direction Melun jusqu’en 2010 où elle choisit la filière judiciaire à l’école des officiers.

La lieutenante est affectée à la section de recherches de Montpellier en tant que chef du groupe stupéfiants/crimes avant de rejoindre la division atteintes aux personnes jusqu’en 2014. Sophie Lambert passera ensuite 4 ans à la brigade de recherches de Narbonne qu’elle dirigera avec les galons de capitaine. «J’avais une super équipe de 11 gendarmes. On a fait du bon boulot, des homicides, des go fast, des vols, des réseaux de prostitution et de stups. À Albi, je vais découvrir une autre facette du métier !»


Les priorités de la capitaine

Elle a une forte formation judiciaire mais pas question de privilégier ce secteur par rapport aux autres. «Je vais m’intéresser à tout avec, notamment trois priorités pour la compagnie, explique la capitaine. La lutte contre les cambriolages, l’insécurité routière et la prévention/partenariat et contacts. Il nous faut aller au contact des administrés, c’est primordial. Il faut qu’on s’accorde ce temps-là, tout le monde sera gagnant. J’ai écrit aux 97 maires et au parquet pour leur dire ce que nous comptions faire avec leur soutien !»


Repères

Le chiffre : 4

communautés > Brigades. La compagnie, c’est 4 communautés de brigades : Valdériés, Villefranche, Réalmont et Cagnac.


Lt-colonel Blondet, numéro deux du groupement

Le lieutenant-colonel Thierry Blondet, Lorrain d’origine de 46 ans, a également pris ses fonctions le 1er août à l’état-major du groupement de gendarmerie. Il remplace son homologue Jean-Luc Vezin qui a pris le commandement du groupement du Gers.

Cet ex-sous-officier des transmissions dans l’armée de terre a rejoint la gendarmerie via l’école des officiers de la gendarmerie à Melun.

Après un cursus de huit années dans la gendarmerie mobile, entrecoupé de missions en Outre-mer, il prend la casquette d’assistant technique auprès de la gendarmerie malienne à Bamako de 2007 à 2009. Retour en France et en Lorraine, avec un poste de commandant de compagnie à Lunéville pendant quatre ans.

Puis l’officier rejoint l’état-major de la gendarmerie à Toulouse, en tant que chef du bureau personnel pour la région Midi-Pyrénées dont dépendent plus de 4 000 personnes.

Placé sous les ordres du colonel Pierre Couve, il poursuit les missions sécuritaires concrètes mises en place dans le département pour accentuer la lutte contre la petite et moyenne délinquance.

Source  :www.ladepeche.fr
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