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Le - Communiqué de presse de l’AAMFG sur la situation à Notre-Dame-des-Landes.

#NOTRE-DAME-DES-LANDES

TÉMOIGNAGE. Notre-Dame-des-Landes : l’inquiétude des femmes de gendarmes

Virginie Rodriguez, responsable Grand Ouest de l’association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie.

Virginie Rodriguez, responsable Grand Ouest de l’association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Elles sont en colère et le font savoir. Elles, ce sont les femmes des gendarmes mobilisés à Notre-Dame-des-Landes dont plus de 50 ont été blessés. Elles dénoncent un immobilisme politique.

« Nos maris n’ont pas le droit de s’exprimer à cause de leur devoir de réserve. Mais, nous, oui » explique Virginie Rodriguez, responsable Grand Ouest de l’association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie. Et comme de nombreuses femmes de gendarmes engagés à Notre-Dame-des-Landes depuis la semaine dernière, c’est un véritable « coup de gueule » qu’elle pousse.

« J’en ai marre que l’on présente parfois les zadistes comme des écologistes pacifistes et que les gendarmes, sur place, servent de chair à canon et qu’on leur donne des moyens pathétiques, s’insurge Virginie Rodriguez. J’ai reçu énormément d’appels de familles de gendarmes qui s’inquiètent vraiment pour leurs maris ou leurs pères. Plus de cinquante ont déjà été blessés, dont certains grièvement. » Les images, vidéos et témoignages des affrontements lui donnent l’impression d’un déséquilibre dans le rapport de force.

« Les moyens sont totalement disproportionnés »

Une colère contre les zadistes « ultra-violents qui n’hésitent pas à utiliser des cocktails Molotov et des jets d’acide », mais aussi contre le gouvernement. « Il faut que ce dernier prenne ses responsabilités et les discours ne suffisent pas. Demain, des gendarmes peuvent être tués à cause de cet immobilisme. On a tellement peur d’un nouveau Rémi Fraisse qu’ils mettent nos maris dans une situation dangereuse et ubuesque. Les moyens sont totalement disproportionnés. Avec des gaz lacrymogènes face à des projectiles mortels ou qui peuvent provoquer des blessures très graves. »

Plus de cinquante gendarmes ont été blessés lors de l’évacuation de la Zad et plus de 150 côté zadistes. | FRANCK DUBRAY / OUEST-FRANCE

Pour elle, c’en est assez. « Pour moi, c’est de la couardise politique. Nos maris ne sont pas là-bas pour prendre impunément des coups. Ce ne sont pas non plus des boucs émissaires. Ils sont là parce qu’on leur a donné l’ordre d’y être, mais sans vraiment leur donner les moyens de remplir leur mission. »

Une situation qui l’inquiète de plus en plus. « Pourquoi ils ne peuvent pas répondre proportionnellement à la violence à laquelle ils doivent faire face ? » Et surtout : « Comment on va faire pour sortir de ce bourbier avant qu’il y ait un drame ? » C’est aussi ce que redoutent les zadistes, qui annoncent plus de 150 blessés dans leurs rangs.

Source : www.ouest-france.fr

Communiqué de presse de l’AAMFG sur la situation à Notre-Dame-des-Landes.

2 gendarmes mobiles brûlés par un cocktail molotov.

Message de l’AAMFG aux médias pour montrer la réalité du terrain à Notre-Dame-des-Landes !

A force de dépouiller les forces de l’ordre de leurs moyens d’intervention on se retrouve dans un combat inégal où nos maris sont envoyés à l’abattoir.

Engin explosif artisanal confectionné par les zadistes pour être utilisé contre les gendarmes

Comment faire appliquer la loi lorsque vous n’avez que des battons et de la bombe lacrymogène face à de l’acide et des cocktails molotov ?

Les politiques doivent prendre leurs responsabilités !

Catapulte armée par les zadistes.

Nos maris ne sont pas des boucs émissaires ! L’AAMFG comme les autres associations de la gendarmerie sont prêtes à défendre les gendarmes puisque le gouvernement n’a que de belles paroles !

Dans tous les cas, nous ne resterons pas inactives face à cette couardise politique qui risque de tuer nos maris.

Virginie Rodriguez,

AAMFG

Notre-Dame-des-Landes

La seule volonté des derniers zadistes :  » casser du gendarme « 

Extrait de l’interview de Monsieur Emmanuel MACRON président de la République qui a répondu le dimanche 15 avril 2018 à Edwy PLENEL et Jean-Jacques BOURDIN lors d’une entretien télévision diffusé sur BFMTV.

Intervention de Monsieur Edwy PLENEL :

« …… , la préfecture n’accepte que des projets individuels, justement là pendant ces dix ans de lutte, comme au Larzac, comme au Larzac vous connaissez José Bové, comme au Larzac les choses se sont inventées, je vous rappelle comme au Larzac on n’a pas évacué ces dynamiques collectives après, c’est elles qui ont été précurseur de ce que l’on appelle l’agriculture bio aujourd’hui, là c’est pareil il y a des groupes de jeunes qui inventent des alternatives, ………………….. , ils inventent d’autres solutions y compris sur le terrain écologique, ……………….. , ils disent: « laisser nous faire des projets collectifs » et cela existe ces formes d’association, ……………………… , ils veulent faire autre choses, ……….. laisser des alternatives s’inventer,………….. »

Sans vouloir s’immiscer dans un débat qui n’est pas le sien, l’AAMFG tient à rappeler les moyens utilisés par les zadistes sur le site de Notre-Dame-des-Landes contre les gendarmes chargés de l’évacuation, cela afin de rappeler à Monsieur Edwy PLENEL la réalité du terrain et le comportement ultra-violent de zadistes qui nous ont été présentés à l’occasion de cet interview comme de doux rêveurs héritiers de la cause du Larzac…..

Action des zadistes de Notre-Dame-des-Landes 

1 engin explosif artisanal saisi

1 catapulte armée par les zadistes

2 gendarmes mobiles brûlés par un cocktail molotov.

l’AAMFG réitère son soutien à l’ensemble des forces de l’ordre dans une intervention difficile et véritablement dénuée d’un réel fondement et d’un réel bon sens avec une pensée toute particulière à toutes les familles.

Réponse de Monsieur Emmanuel MACRON, président de la République :

« …………..il y a plus d’une soixantaine de gendarmes qui ont été blessés à l’occasion de cette évacuation, c’est inadmissible, avec des gens qui n’avaient plus aucune raison de manifester…………. »

 

 Murielle Présidente de l’AAMFG

Communiqué de l’AAMFG concernant l’action de la gendarmerie sur le site de Notre-Dame- des-Landes.

Ce lundi 9 avril 2018, à 3 heures du matin, commençait l’évacuation des zadistes sur le site de Notre-Dames-Des-Landes. Les forces de l’ordre sont alors entrés sur la route des chicanes par ses deux extrémités pour procéder à l’évacuation des lieux, dès lors débutaient les premiers affrontements.

Depuis le début de la semaine, tous les médias relaient l’opération de Notre Dame des Landes et un certain nombre d’entre eux veulent présenter les zadistes comme victimes de l’action des forces de l’ordre, exclusivement composées de gendarmes sur place.

Dans la mesure où vous êtes tous susceptibles de vous interroger sur la situation réelle et sur le déroulement exact des opérations menées, il était important que l’AAMFG puisse vous informer que nos forces subissent sur place une violence qui va croissant depuis le début de la semaine, les zadistes initiaux ayant fait appel à des renforts extérieurs dès le début de l’opération.

Ces individus n’ont d’autre but que d’en découdre avec les forces de l’ordre tout en se présentant comme victimes.

Or à ce jour, jeudi 12 avril 2018 à midi, ce sont 41 gendarmes de tous grades qui ont été blessés dont certains grièvement, alors que nous n’en comptions une qu’une trentaine hier à 14H.

Aussi dans ces moments difficiles, l’AAMFG tient à renouveler tout son soutien à l’ensemble des forces de l’ordre dans une intervention difficile et véritablement dénuée d’un réel fondement et d’un réel bon sens avec une pensée toute particulière à toutes les familles.

 Murielle Présidente de l’AAMFG

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Il faut savoir que les zaddistes présents sur le site ont un comportement virulent et affirmé anti-gendarmes. Ces zaddistes ont l’ambition de « casser du gendarme ». Ils sont cagoulés et équipés de boucliers et de masques à gaz pour certains. Ils construisent des barricades sur lesquelles ils laissent des banderoles mentionnant l’acronyme ACAB = All Cops Are Basterds (tous les flics sont des bâtards).

Depuis le début de leur intervention, nos gendarmes sont face à des techniques élaborées et de type offensif tel que :

  • jet de cocktails molotov et engins explosifs artisanaux

  • jet d’acide

  • lancement de fusées anti-grêle (contre l’hélicoptère gendarmerie)

  • lancement de fusées de détresse

  • lancement de fusées lance-amarre

  • jets de projectiles divers : pierres, pavés, grosses branches de bois, etc.

  • utilisation d’une catapulte artisanale

  • bouteilles de gaz dans barricades enflammées

La volonté de casser du gendarme est indéniable car les opposants au départ de la ZAD vont au contact des gendarmes lors des affrontements et les provoquent physiquement.

Ils passent également à travers champs pour prendre de côté les forces de l’ordre et caillasser leurs véhicules.

Enfin ils s’attaquent aux gendarmes en dehors de toute action d’évacuation de la ZAD, comme par exemple à l’occasion de la dernière attaque pendant laquelle 6 gendarmes ont été blessés, cette attaque s’est en effet déroulée à l’occasion d’une liaison réalisée par les gendarmes et c’est alors un gendarme qui a été brûlé, un gendarme qui a été touché à l’acide, et un gendarme qui a été blessé par le jet de pavé.

Le  – Notre-Dame-des-Landes : dix gendarmes blessés après être tombés « dans une embuscade »

Notre-Dame-des-Landes : dix gendarmes

blessés après être tombés « dans une

embuscade »

Un escadron a été attaqué au niveau d’une barricade, jeudi, dans le cadre de l’évacuation en cours de la ZAD.

Policiers en intervention dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 11 avril.

Policiers en intervention dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 11 avril. (LOIC VENANCE / AFP)

Dix gendarmes ont été blessés après être tombés « dans une embuscade » à l’entrée de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) vers 13h30 jeudi 12 avril, a appris franceinfo par le ministère de l’Intérieur. Un zadiste présent au moment de l’altercation sur la RD81, a démenti ce scénario auprès d’un journaliste de franceinfo présent sur place. Il dément le terme « d’embuscade » et évoque un « face à face sur une barricade » avec des « jets de projectiles ».

L’escadron composé de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles se déplaçait entre Vigneux-de-Bretagne et les Ardillières, lorsque le véhicule de tête s’est arrêté au niveau d’une barricade. C’est à ce moment-là que les gendarmes ont été attaqués par plusieurs personnes.

Bombe agricole et jet de bouteille d’acide

Selon une source proche du dossier, dix gendarmes ont été blessés, mais pas grièvement, et évacués lors de cet affrontementSept d’entre eux souffrent d’un traumatisme sonore. Concernant les trois autres. Un a été blessé aux jambes, par une bombe agricole. Un autre gendarme a été blessé également aux jambes par un jet de bouteille d’acide. Un troisième a pris un pavé dans le casque.

Depuis le début des opérations d’évacuation dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes lundi, 29 squats ont été évacués par les gendarmes. Jeudi matin, les gendarmes bloquaient les routes d’accès à la ZAD. Les piétons peuvent cependant entrer dans les bois. Des drones de la gendarmerie survolent la zone.

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Source : www.francetvinfo.fr

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