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Le - Hommage aux morts de la gendarmerie : l’émotion était encore plus forte qu’à l’habitude

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Hommage aux morts de la gendarmerie : l’émotion était encore plus forte qu’à l’habitude

Société

Béatrice Lagarde dépose une gerbe et, en arrière-plan, les gendarmes du PGHM et du détachement aérien qui ont payé un lourd tribut en 2016. / Photo DDM, Laurent Dard.

Béatrice Lagarde dépose une gerbe et, en arrière-plan, les gendarmes du PGHM et du détachement aérien qui ont payé un lourd tribut en 2016. / Photo DDM, Laurent Dard.

L’hommage aux morts de la gendarmerie, en 2016, a été marqué, hier, par une vive émotion pour les quatre gendarmes des Hautes-Pyrénées disparus le 20 mai dernier au Vignemale.

Ce jeudi 16 février, au quartier Foix-Lescun, la cérémonie d’hommage aux personnels de la gendarmerie nationale victimes du devoir, revêt un caractère particulier. «Il y a une émotion plus forte que d’habitude», reconnaît le colonel Thierry Étienne, commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées.

Parmi les 14 gendarmes morts en service en 2016 sur le territoire national, la gendarmerie des Hautes-Pyrénées a payé un lourd tribut avec quatre d’entre eux disparus dans le crash de l’hélicoptère de la gendarmerie au Vignemale, le 20 mai dernier. Pour mémoire, il s’agissait du lieutenant-colonel Jean-Christophe Royer, 49 ans, et du chef d’escadron Dominique Jamet, 48 ans, tous les deux du détachement aérien de Tarbes ; du capitaine Christophe Cavaillès, 45 ans, et du capitaine Lionel Loussalez-Artets, 43 ans, tous les deux du peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte-Nestalas. «En ce jour d’hommage national, nous avons une pensée particulière pour eux et leurs familles qui participent, aux côtés du directeur de la gendarmerie, à la cérémonie aux Invalides, à Paris. Nos pensées vont également vers leurs camarades du PGHM de Pierrefitte-Nestalas et du détachement aérien de la gendarmerie de Laloubère», souligne le colonel Thierry Étienne, lors de la collation servie au mess de l’EGM 35/6, à l’issue de la cérémonie. Celle-ci a débuté par la lecture du message de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, en hommage aux morts de la gendarmerie, par Béatrice Lagarde, préfète des Hautes-Pyrénées. Les autorités civiles et militaires ont ensuite procédé à un dépôt de gerbes au monument aux morts du quartier Foix-Lescun.

Parmi les personnalités, on notait la présence du colonel Delville, délégué militaire départemental ; d’Éric Serfass, procureur de la République ; du colonel Patrick Heyraud, directeur du SDIS ; de Laurent Coindreau, directeur départemental de la sécurité publique ; de la députée Jeanine Dubié et de Gérard Trémège, maire de Tarbes.


Plus de victimes en 2016

14 morts et 5.903 gendarmes blessés en service, le bilan des victimes de la gendarmerie nationale en France est en forte augmentation en 2016. «Il est en partie le reflet d’un niveau de violence qui s’accroît contre les forces de l’ordre», relève le colonel Thierry Étienne. Il ajoute en substance que le gendarme, comme le soldat et le policier, ont fait le choix de l’engagement. «Cet engagement comporte des risques que le gendarme ne doit pas craindre, mais au contraire, se préparer à les affronter… Dans ce contexte, le rôle du commandement et de la hiérarchie jusqu’au plus haut niveau est de protéger et d’accompagner nos gendarmes. C’est le sens du plan pour la sécurité publique mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur, qui vise notamment à mieux protéger physiquement, matériellement et juridiquement les gendarmes et les policiers dans leur action quotidienne .»


Pourquoi le 16 février ?

C’est le 16 février 1791 qu’a été promulguée la loi instituant et organisant la gendarmerie nationale, héritière de la Maréchaussée. Depuis 1993, c’est donc le jour retenu pour rendre un hommage solennel aux gendarmes victimes du devoir au cours de l’année précédente.

(2) ACSPMG

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