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Faits divers – Justice

« Permettre aux familles de comprendre » deux mois après la mort de trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme

Lundi 22 février 2021 à 5:08 – Par Géraldine MarconDominique ManentEric Le BihanFrance Bleu Pays d’AuvergneFrance Bleu

Ambert

Il y a deux mois, le 23 décembre 2020, trois gendarmes de la compagnie d’Ambert étaient tués, alors qu’ils tentaient de porter secours à une femme menacée par son conjoint, à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme. Retour sur ce tragique fait-divers qui a marqué le territoire et la France toute entière.

Le 28 décembre, une cérémonie d'homme se tenait à Ambert en mémoire des trois gendarmes tués quelques jours plus tôt en intervention.
Le 28 décembre, une cérémonie d’homme se tenait à Ambert en mémoire des trois gendarmes tués quelques jours plus tôt en intervention. © Maxppp – Philippe Desmazes

Dans la nuit du 22 au 23 décembre 2020, Frédérik L, 48 ans, tuait trois gendarmes et en blessait un quatrième alors qu’ils intervenaient pour des violences conjugales, à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme. Les militaires de la compagnie d’Ambert ont été touchés lors d’échanges de tirs avec l’agresseur, lorsque ce dernier a pris la fuite. Il y parviendra après avoir incendié son domicile, et il sera retrouvé mort par le GIGN, dans son véhicule, à proximité des lieux du drame. 

L’émotion est immense dans le Puy-de-Dôme et dans toute la France. Le 28 décembre, une cérémonie en hommage aux trois gendarmes a lieu à Ambert, en présence du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la ministre des Armées, Florence Parly.

À lire aussi Qui étaient les trois gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme ?

Comprendre ce qui s’est passé ce qui a pu être fait, ce qui a peut-être été raté – Eric Maillaud, procureur de la République de Clermont Ferrand

Deux mois après les faits, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud, qui est en charge du dossier, fait le point sur l’enquête, une enquête qui pourrait rapidement être clôturée. « Sauf à ce que l’on découvre  des complicités quelconques, on est loin encore de pouvoir faire le point sur cet aspect des choses, mais _du fait du décès immédiat du mis en cause, l’enquête sur un plan judiciaire est susceptible de s’arrêter très vite, »_constate Eric Maillaud. 

Le procureur de la République est également en contact avec les familles des gendarmes disparus :« C’est important effectivement de recevoir les familles, de montrer que le tout le monde est à leurs côtés, évidemment la gendarmerie, les enquêteurs de la section de recherche en charge du dossier, le magistrat instructeur qui a reçu une des familles avec moi il y a quelques jours, et qui sera amené à recevoir les autres familles également dans quelques temps, et de montrer que tout est fait. » Une démarche importante pour Eric Maillaud :« Le but il est là, c’est de pouvoir permettre aux familles des victimes et notamment aux enfants, (…) de _comprendre dans quelques années ce qui s’est passé, ce qui a pu être fait, ce qui a peut-être été raté, ce qui peut être amélioré_, pour qu’à l’avenir, on l’espère, on puisse éviter que de tels drames se reproduisent. 

À lire aussi VIDÉO – Les confidences du procureur Eric Maillaud, deux mois après la tuerie de Saint-Just près d’Ambert

Quand le moment sera venu, on voudra savoir en totalité – Commandant Fabrice Touioui

Le commandant de la compagnie de gendarmerie d’Ambert, Fabrice Touioui, commente : « Aujourd’hui, cette enquête, ce n’est pas ce qui m’intéresse, ce qui m’importe aujourd’hui c’est de remettre sur pied cette belle compagnie de gendarmerie d’Ambert, pour qu’elle travaille, et qu’elle s’investisse encore plus fort qu’avant au profit de notre population. » Pour les militaires, il faudra du temps pour que le deuil se fasse même si, « quand le moment sera venu, on voudra savoir en totalité, je dirais même en détail, ce qui s’est réellement passé, même si aujourd’hui on le sait, il n’y a pas de secret » constate le commandant Fabrice Touioui.  

À réécouter « Il faut aussi respecter les étapes du deuil » après le drame qui a touché la compagnie de gendarmerie d’Ambert

Violences conjugales - 3919 numéro d'urgence
Violences conjugales – 3919 numéro d’urgence © Radio France – radio france

Géraldine Marcon

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Dominique Manent

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Eric Le Bihan

Eric Le Bihan

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Source : www.francebleu.fr

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