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Notre-Dame-des-Landes : un opposant condamné à cinq mois de prison ferme

Un opposant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, interpellé lundi, a été condamné mercredi à 10 mois de prison dont 5 avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes devant lequel il était jugé en comparution immédiate.

Le prévenu, un tailleur de pierre de 27 ans déjà condamné à plusieurs reprises, a été immédiatement écroué.

Il était notamment accusé d’avoir blessé, avec une masse reliée à une laisse, un individu qui s’est avéré être un gendarme déguisé en manifestant, lors de l’évacuation d’une barricade dans la zone du futur aéroport.

Le parquet avait requis un an dont six mois avec sursis

Il a été reconnu coupable de «violences avec usage ou menace d’une arme suivie d’incapacité inférieure 8 jours», port prohibé d’arme de sixième catégorie (une arme blanche), «participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée».

Le prévenu a en outre été condamné à deux ans de mise à l’épreuve pendant lesquels il est interdit de séjour en Loire-Atlantique sauf dans la commune où il habite. Le parquet avait requis un an dont six mois avec sursis compte tenu du casier judiciaire du prévenu.

Deux autres personnes condamnées

Jugé en même temps, un autre opposant, un jardinier de 30 ans, a été condamné à six mois de sursis simple assorti d’une interdiction de séjour de deux ans en Loire-Atlantique. Il a été déclaré coupable de «violences sur une personne dépositaire de l’autorité public sans incapacité», «rébellion», «port prohibé d’une arme de sixième catégorie» et «participation avec arme à attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée».

Un troisième, ancien boulanger de 34 ans, a lui été condamné à deux mois de prison avec sursis.

«Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on nous accuse de vouloir défendre des animaux, un territoire, des végétaux en voie de disparition», a déclaré le jardinier avant que la cour ne se retire.

Sourcewww.leparisien.fr Le 28/11/2012.

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